Miss Vinimatic

Des vignes, des vins, des filles

Sondage : T’es plutôt Liège ou Plastique ?

Le bouchon plastique, poétiquement nommé bouchon synthétique, s’insert de plus en plus dans nos bouteilles depuis le début des années 2000. Il fut très mal reçu à l’époque, notamment par les clients qui perdaient, par cette avancée technologique, une petite partie de leur trésor national traditionnel : le bon vieux bouchon en liège. Et aujourd’hui, après 10 années de débats éthyliques lors des repas de famille, où en sommes-nous? Etes-vous Liège ou Plastique?

Vindicateur et le dégustotron

Le nez animal de ce vin me perturbe comme une danseuse gitane dans la boue

Voilà du beau, du vrai, du frais, du brulesque comme l’est notre nouvelle génération !

Le Dégustotron c’est une application sans autre but que de se fendre la poire quelques instants sur la toile. En partant de son raz le bol des pompeux (peut être les même mecs que ceux de mon article : Provence !) le site propose se générateur de qualificatifs bizarres et décalés, les mêmes vous pourriez entendre un soir à votre club de dégustation de vin local.

Marre des commentaires pompeux et des qualificatifs indéchiffrables ! 

Le directeur de Petrus a un jour affirmé que 20 mots suffisaient pour parler du vin – très sûrement pour moquer les critiques lambda qui utilisent les 200 mêmes mots en boucle pour donner leur avis… Aujourd’hui, il est peut-être temps de changer la donne : 20, 200… Et pourquoi pas 20 000 mots ! Vindicateur, les nouveaux poètes à deux euros du vin ? ou des visionnaires en avance de 10 millésimes ? A vous de trancher.

 Vindicateur sur http://vindicateur.fr/

 

Provence : Ouvre les yeux, réfléchis un peu, puis bois.

Ouvrez les yeux sur une vérité avérée, réfléchissez  un peu aux statuts des vins Rosés, et buvez les avant qu’ils ne deviennent trop prisés.

Dans les années 70, la Provence a commencé à développer son patrimoine viticole et le vin Rosé se développe. Ils auront mis une vingtaine d’années, les vignerons, à développer leurs vignobles, a peaufiné leurs techniques et finalement à se lancer  sur les marché nationaux et mondiaux. Aujourd’hui, le vin Rosé se détache de son image négative ; On aura tous connu les tords boyaux et les gorgées acides, le petit vin de barbecue des dimanches ensoleillés, les verres remplis de glaçons sur la terrasse d’un café. Mais nous sommes maintenant loin de tout ça, et le vin Rosé continu malgré tout de subir les mauvaises critiques.

Qu’on se le dise, les rédacteurs des guides des vins proposé au grand public sont une équipe rodée depuis des années, pleine d’appriorie (j’étais parti sur l’image de veilliard franc-maçon baveux…mais là Miss Vinimatic, c’est méchant !). C’est un peu comme la politique française, Montebourg et les vieux socialiste ; il y a un moment où il faut faire la place aux jeunes !

Mon sang n’a fait qu’un tour quand j’ai lu l’introduction des vins de provence sur le guide des vins 2011 édité par la RVF : « Une petite région viticole, s’escrimant à produire de mauvais rosé alors qu’elle devrait se focaliser à produire quelques rouge potable »… c’est globalement ce qui a été dit. Je ne pouvais ni acheter le guide puisque je ne compte pas financer la connerie humaine,  ni prendre en photo l’extrait puisque la vendeuse asservie du rayon me regarder déjà d’un mauvais oeil parce que je feuilleté un peu trop son bouquin. Mais de qui se moque-t-on ? et que fait le syndicat des côtes de Provence ?!

En quelques chiffres : 28% de la production mondiale de rosé est issue de France, soit 6 M d’hectolitres ! En France en  2010 on a consommé 57.7% de Rouge, 25.7% de Rosé et seulement 16.6% de Blanc. ( de source sure )

Autant vous dire que le Rosé va prendre encore de l’ampleur, et évidemment les prix aussi. Profitez en donc, buvez du rosé jusqu’à plus soif, un jour cela vaudra les meilleurs Bordeaux ! Et alors ces guides des vins, ne font-il pas de l’autocensure dans le monde du vin français ? Nous devons faire face déjà à la loi évin, devont nous aussi nous battre contre nos propres circuits de communication ? A la vôtre.

Les Quatre Saisons d’Yquem

Les vins du Château d’Yquem font partis des mythes et délices qui nous accompagnent (ou nous obsèdent ) tout au long de notre vie, jusqu’à ce que, une fois, un parent aimant, un amant ambitieux, un fiancé attentionné ou une magique coïncidence vous offre enfin l’opportunité de goûter au vin couleur d’or.

Pour voir la Bande Annonce : cliquez sur l’image !

Au sud-est de la ville de Bordeaux, le Sauternes est considéré comme l’un des plus grands vins liquoreux du monde. L’idéal Premier cru supérieur du Château d’Yquem est composé à 70% de Sémillon, et à 30% de Sauvignon blanc. Les vendanges tardives se font en plusieurs passages pour sélectionner les grappes justement attaquées par la pourriture noble (Botrytis).

Le film de Jean-Paul Jaud, où Jean-Paul Kauffman interroge M. de Lur Saluces, le gestionnaire (neveu d’un des propriétaire) est un délicieux documentaire filmé en 2000 qui accompagne le Château au fil des saisons ; on y rencontre les « gens d’Yquem », on suit d’un oeil curieux les nombreuses allées et venues des machines, habilement pilotées par le désormais fameux tractoriste-siffleur (vos oreilles, mesdemoiselles, frétilleront à n’en pas douter à l’écoute de sa douce interprétation sifflée de la comédie musicale Notre-dame de Paris). On entre dans le chai, visitons le caveau des vieux millésimes et nous promenons au bord du petit lac, tout en suivant de prés l’évolution du vignoble d’Yquem.

J’ai aimé la philosophie de Lur Saluce, cet homme de la campagne très cultivé et ce qu’il faut de mondain pour amener une image parfaite à Yquem. A l’image du vin, le film est d’une pure beauté, une splendide berceuse pour qu’une fois l’heure de dormir arrivée, on se couche le sourire aux lèvres, des rêves pleins la tête, et toute nos inquiétudes de vigneron exorcisées. Je vais même pousser à dire que Les Quatre saisons d’Yquem est mon anti-dépresseur de l’année.

On peut trouver Les Quatre Saisons d’Yquem dans le coffret Quatres saisons en France ; à voir selon les conseils de mon père : Quatre saisons pour un festin.

B.R.F.

Et non,B.R.F.  n’est pas un groupe de rock super en vogue Mesdames, le B.R.F. ou Bois Raméal Fragmenté, c’est le nom de baptême donné à une technique de fertilisation naturelle.

BRF c’est un mélange de résidus de broyage de rameaux de bois frais. Mon papa (qui est le plus fort de tout les papas… ne soufflées pas bandes de jalouses) l’a comprise depuis plusieurs années, et tente tant bien que mal d’en organiser la mise en place. Dans le principe, ça n’est pas compliqué : des déchets verts, un broyeur, un épandeur. Le résultat : des terres riches en pédofaune et pédoflore ; des terres aérées et riches en éléments magnésium, potasse et engrais naturels ; et une pédofaune genre vers de terre qui se développe ; qui dit vers de terre dit sol riche en nutriment comme en pleine forêt. Ce système de recyclage naturel permet de limiter, voire de supprimer le labour, les apports d’engrais chimique et l’irrigation.

Si j’ai pu mettre un nom sur la technique employée par mon pôpa (OK – j’arrête) c’est grâce à un article parut dans le Réussir vigne juillet-août 2011, et avec l’article page 26 sur le couple BOURGUIGNON. Pour ceux qui ne le savent pas, le couple M. et Mme Bourguignon est une référence incontestée en agronomie. Ils ont pendant prés de 30 ans implanté des vignobles, et apporté conseil aux vignerons du monde entier. Leur vignoble tout neuf a pu bénéficier du BRF avant même sa plantation. Le résultat est génial ! un sol superficiel qui gagne en souplesse et une activité biologique incensée. « on s’attendait avec le BRF à ce que l’activité biologique du sol reparte mais peut être pas à ce point. On a autant d’activité biologique que dans un sol de forêt. Résultat : tous les piquets de vigne en bois ont été pourris en un an ! » Tout comme quelqu’un que je connais bien, le couple a semé des céréales et des légumineuses pour aider à la décomposition des débris végétaux épandus.

Chez nous aussi, voilà maintenant une dizaine d’année que l’épandage « intensif » de matière organique est pratiqué.
Nous épandons beaucoup de fumier de cheval, parce que nous sommes entouré de centres équestres, et aujourd’hui nous pouvons mesurer les premiers résultats de cette pratique (et oui – la viticulture est un monde de patience…)

L’inconvénient du fumier, est qu’il faut établir des zones tampons, parce que le fumier frais épendu aurait l’effet inverse – consommation excessive d’azote, élément essentiel au bon développement de tout végétaux – Les vignes, et particulièrement les fragiles Mourvèdres ainsi que nos vieux Syrah, répondent positivement au traitement. On remarque aujourd’hui une production beaucoup plus régulière, des maturités acceptables -alors que nous avions de gros problèmes avec les Mourvèdres – (en effet nous sommes sur des terres argilo-calcaires très compactes).
Nous ne griffons jamais nos terres, les vers de terres le font pour nous ! Cette année 2011, peu avant les vendanges, nous avons décidé  de pratiquer un labour afin de semer des graines de luzernes. Objectif : amener un surplus de matière organique, qui sera broyée au printemps. Lors du griffage nous avons remarquer une couche épaisse d’au moins 25 cm de terre brune, maléable et aérée, sur laquelle nous remarquons des traces de galeries de vers de terre,preuve d’une activité pédologique importante.

La conclusion de ce bien long post est de démontrer que l’apport en matière organique s’insrit dans la démarche de l’agriculture raisonnée de demain. Stop à l’irrigation qui est un non-sens dans le monde de la viticulture, stop aux allées et venus des tracteurs et des labours, qui fragilisent la progression racinaire (écrasement et arrachages des racines et radicelles) et tue surement une grande partie de la microfaune, et stop aux apports en engrais chimiques qui n’apportent aucunes solutions dans le temps face qux carrences des sols,et  qui ne sont pas assimilés par la microfaune.

Momo – Le sac en liège

Parce qu’il y a une vérité à tout et notamment dans mes paroles, j’ai découvert grâce au mag. cosmo. que oui le mythe de Momo notre collègue de boulot n’est pas un surnom donné au hasard ; Momo, c’est l’ouvrier agricole, le caviste, le beau-frère et c’est aussi un sac en liège chez Jérôme Dreyfuss !

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